Province de Shaanxi

Day 71 – Dans un café de la ville de Tai’an

Nous sommes dans la ville de Tai’an, laquelle est situé à la base de la montagne Tai Shan, une des 5 montagnes sacrées Taoiste de la Chine. On se prends une journée de repos bien méritée afin de récupérer le sommeil absent du train de nuit. La nuit dernière fut remplie de ronflements, gracieuseté de 2 passagers dans notre cabine, d’effluves passagères de petits pieds, d’un lit vibrant causé par le voisin à la recherche constante de la position parfaite de sommeil, et de discussions aux petites heures du matin à des décibels anormaux. Je n’avais pas besoin de regarder ma montre, car la petite tête à Émilie apparaissait toutes les 30 minutes du lit supérieur afin de vérifier si elle ne serait pas la seule à se retrouver avec 2 yeux enflés le lendemain matin. C’est donc avec mes 2 yeux enflés que j’écris ce blog.

On a quitté notre nid de Beijing pour aller voir les cavernes Yungang et le hanging temple à proximité de Datong. Un couple chilien s’est joint à notre périple. La première des attractions fut la visite vertigineuse du hanging temple, laquelle fut construite directement sur le côté d’une falaise soutenu par quelques brindilles de bois. Une localisation un peu orthodoxe, mais dôté d’une vue superbe. À quelques endroits dans le temple, nos jambes sont devenus un peu molles.

Par la suite, on se dirigea vers les Cavernes Buddhiste de Yungang lesquelles ont été gravées vers les années 400 EC (ère commune). Près de 40 000 graveurs venant d’aussi loin que l’Inde et l’asie centrale ont participés dans ce projet. Le résultat est impressionnant avec plusieurs cavernes avec des buddhas d’une hauteur d’une dizaine de mètres, dont certains ayant encore leur couleur. Il y a une caverne en particulier où il y a des centaines de gravures de mini-buddhas collés les uns contre les autres. On suspecte que cette caverne était la salle de retenue pour les graveurs délinquant qui étaient condamnés à la copie.

En arrivant devant une des statues, un moine buddhiste se lève et s’approche de nous en disant une phrase en mandarin. Nous regardant, il semblait attendre une réponse. Ainsi on a répondu Chanada (prononciation en mandarin de notre pays). À cette réponse son visage s’illumine avec le sourire fendu jusqu’au oreille et il scande Chanada!! Chanada!!!. Ensuite, je pointe nos nouveaux amis en disant qu’ils venaient du Chili. Il les regarde…une pause… se retourne vers nous : Chanada!! Chanada!!!

En revenant à l’auberge, une petite guitare m’attendait. Au début, mon plus grand fan fut un petit châton qui est venu s’installer devant moi lorsque j’ai commencé à jouer. Toutefois, lorsque le propriétaire de l’auberge sorti une deuxième guitare et que le chilien s’est joint, notre fan club s’est quelque peu agrandi. On a joué plusieurs chansons aggrémentées par les back vocals d’Émilie, et nos séances furent enregistrées par les employés de l’auberge. Nous sommes maintenant des vedettes internationaux… de Datong.

Après le show, notre band se dirigea vers la petite ville de Pingyao ceinturé par un mur érigé pour assurer sa défence. L’architecture de la ville est resté pratiquement intact depuis la dynastie Ming nous transportant ainsi dans le temps. Notre chambre se situait  à même l’intérieur des courtyard typique du temps.

Après ce retour dans le temps, on se dirigea vers la grande et moderne ville de Xi’an. Notre auberge se situait dans le quartier de la calligraphie où l’on vendait tous les articles associés à cet art. Une petite marche de notre auberge et on se retrouvait dans le quartier musulman dont plusieurs rues regorgeaient d’activités. Elles étaient bondés de petits kiosques vendant des brochettes de viandes, des sucreries, des épices, des nouilles, du tofu… you name it, they got it. Que du plaisir à vagabonder parmi ces arômes, certaines alléchantes et d’autres… intéressantes. Malgré la modernité de la ville, la fourmilière des activités quotidiennes est bel et bien présente.

Tel qu’Émilie l’a décrit dans un de ses blogs, le soir, certains parcs ou trottoirs font place à de la danse en ligne ou simplement de la danse dans le but de se garder en forme ou par pure plaisir. Émilie n’attendait que sa chance d’y participer… et ses désirs furent exaucés dans les rues de Xi’an. En regardant une prestation ou la musique était particulièrement rythmée, Émilie fut invité à danser. Elle a donc pu se joindre aux danseurs sur la piste de danse (trottoir) lequel était entouré de spectateurs chinois qui regardaient avec curiosité et plaisir.

Downtown Xi’an est également ceinturé par un mur tout comme Pingyao. Ils ont développé une bonne expertise en construction de mur ces chinois. Nous avons alors loué des vélos et fait le tour de la ville sur le dessus du mur. En voulant démontré l’étendue de mon talent sur 2 roues, je me suis retrouvé les 4 fers en l’air en regardant le ciel. Plus de gêne que de mal.

Sur ce, je ne vois presque plus rien, alors je vais aller fermer ce qui reste d’ouverture de mes yeux enflés.

Zài jiàn

Jà Son

2 thoughts on “Province de Shaanxi

  1. Lise Provencher says:

    Quel beau récit et bien écrit. Très beau et bien détaillé surtout considérant les p’tits yeux enflés. Vraiment une belle sélection de photos. On a hâte à la suite!

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