Sri Lanka – Sacred Lands

Day 154 – Ella

Prendre un train au Sri Lanka est synonyme de course. C’est ce qu’on a découvert en se rendant à Kandy. Les sièges sur les trains sont une denrée rare et c’est le principe du premier arrivé premier servi. Les sièges sont réservés seulement dans la première classe et certains wagons de la deuxième. Toutefois, ces billets sont tous vendus des journées à l’avance, donc la majorité des gens se retrouve à acheter un billet sans aucun siège assigné. De plus, il n’y a aucune limite de billets. Avant l’arrivée du train, tout le monde est aligné le long des plateformes en espérant que la porte du wagon s’arrête pile devant lui. Malheureusement, notre position pour le train vers Kandy n’était pas vraiment stratégique. On s’en est rendu compte lorsque la locomotive s’est arrêtée avant même de se rendre à nous. L’instinct a pris le dessus et mes jambes étaient partis avant mon corps. On s’est trouvé une place dans le corridor de la porte donnant sur les toilettes. On pouvait au moins s’asseoir sur nos énormes sac à dos (un des seuls avantage à trainer 18 kilos sur son dos) et regarder par la porte au travers les sri lankais qui se tenaient sur le bord.

Kandy est la deuxième plus grande ville du Sri Lanka. Elle est située près d’un lac entouré de collines. Elle est également considérée comme une ville sacrée pour les buddhistes car on y retrouve le temple (Buddha Tooth Temple) qui contient une des dents du buddha. La dent a été ramenée par un couple sri lankais. L’histoire ne reconte pas comment ils ont réussis à obtenir cette fameuse dent. On a malheureusement pas pu voir la molaire du buddha car elle est située dans une boîte derrière des murs scellés, de quoi donner un mal de tête à la fée des dents.

Notre auberge à Kandy nous a organisé un tour de la ville avec un de leur ami, Fernando. Fernando est un sri lankais chrétien qui est très impliqué dans sa communauté au travers d’orphelinat et de l’église. Son parcours de vie est digne d’un bon livre. Fernando nous a fait un tour des temples buddhistes, hindus et des églises de la ville. La diversité culturelle du Sri Lanka est étonnante.  Environ 70 % de la population sont bouddhistes, 15 % hindouistes, 7 % chrétiens (protestant et catholique) et 7 % musulmans. Pour les amateurs de mathématiques qui ont fait le calcul et qu’ils se sont rendu compte que ça ne faisait pas 100%, le reste sont essentiellement les animistes dont les fondements s’inspirent de la nature. Malgré un passé teinté de conflits sanglants entre les 2 populations principales (les cinghalais et les tamouls) l’harmonie semble s’être installée au sein de la population et entre les religions, du moins c’est mon impression en marchant dans les rues 😉

Kandy fut la ville où nous avons expérimenté, pour la première fois, le Kottu. C’est un plat qui consiste en des rôtis hachés avec des légumes et la sorte de viande que tu veux. Souvent, le plat est accompagné d’une sauce au curry qui est délicieuse. Une des particularités des Kottus est la trame sonore qui accompagne sa préparation. Les cuisiniers hachent les rôtis avec 2 grands couteaux sur une plaque en métal, créant un son à un niveau de décibel assez étonnant. En marchant dans les rues, tu peux entendre les restaurants qui offre du Kottus pour souper. Chaque cuisinier a son propre rythme et signature, tel un batteur dans un groupe de musique.

Après les temples et églises du temps présent, il était temps d’aller explorer les ruines des anciennces civilisations de Sigirya. On a décidé de louer 2 bicyclettes afin d’explorer ces ruines. Cela faisait à peine 5 minutes qu’on était parti, qu’on était déjà tout trempé, et ce, malgré notre départ matinal de 8h30. Heureusement, une fois rendu au site on pouvait le faire à pieds en cherchant l’ombre sous les arbres. Les ruines sont situées sur le dessus d’un grand rocher au milieu d’une vallée. Pour s’y rendre on doit emprunter l’unique escalier, et c’est à ce moment que je me suis aperçu que le Sri Lanka est une destination touristique populaire. On montait les marches une par une, à la queue leuleu avec les autres touristes à une vitesse frôlant l’immobilité. Une fois en haut, la vue justifiait la montée interminable avec ses ruines rouges contrastant avec le ciel bleu. En redescendant, on s’est rendu compte de notre chance, car il faisait maintenant encore plus chaud, la file avait quintuplée, et elle était maintenant pratiquement immobile.

Après l’expérience des vélos de Sigirya, on a décidé d’y aller avec un peu moins d’effort physique pour Polonnaruwa en louant un motorbike et en passant nos journées au bord d’une piscine. L’hôtel était opéré par une petite famille très sympathique. Lorsque l’estomac d’Émilie ne s’est pas senti très bien, ils nous ont proposé d’appeler un médecin ou de nous mener à l’hôpital si les choses devenaient sérieuses. Ils ont même préparé un remède maison pour son estomac consistant de jus de lime et de café. Finalement, un peu de repos et de piscine fut le remède dont Émilie avait besoin. De la piscine on pouvait voir les rizières et des bananiers ainsi que des grues blanches se prélassant sur le dos des vaches. On pouvait également entendre le cris des paons dont le début ressemble à un klaxon de bicyclette avant d’enchaîner sur un retentissant “Hein?”.

Lorsque l’estomac d’Émilie fut rétablit, on est repartis explorer les ruines. Dans un des temples les plus reculés, Émilie s’est fait bénir pour la modique somme de 0,50$. En attendant, moi je m’étais assis pour grignoter des craquelins. J’étais sur le point d’ouvrir le sac lorsque j’entendis un bruit derrière moi. En me retournant, je vis un gros macâque mâle qui se dirigeait dans ma direction avec les dents déployés. J’ai aussitôt bondi de mes fesses et je fit le moulin à vent avec les casques de motos pour l’éloigner. Il a finalement abandonné et s’est assis. Moi je suis reparti de l’autre sens en pensant qu’il faudrait peut-être mieux que je me fasse bénir également. À noter – il y a également des singes beaucoup plus sympathique et indépendant au Sri Lanka, soit les blackface monkeys qu’on peut apercevoir dans les photos plus bas.

Nous sommes présentement à Ella, une ville entouré de champs de thé avec une température beaucoup plus fraîche due à l’élévation. Ce sera le sujet de notre prochain blog!

Jason

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7 thoughts on “Sri Lanka – Sacred Lands

  1. Pascale Sincennes says:

    Jason faisant le moulin à vent avec des casques de moto pour protéger son snack d’un macaque….! J’aurais voulu être un petit oiseau pour voir ça!! 😂
    Lol je doute fort de leur remède contre les problèmes d’estomac… lime et café… deux irritants! Bine, t’as bien fait d’opter pour la piscine et le repos… 😉

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  2. mm says:

    😂 la fée des dents, la bénédiction pour 0.50$ , votre chance dans la redescente , le moulin à vent et j’en passe
    Des images caricaturales .
    Je me joints à Pascale
    Fou rire garantie pour un samedi
    Merci
    😅
    m

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